Tweeter or not tweeter : telle est la question…


Mince !

 

Ndlr : Mince est un juron exclamatif dont l’origine est attribué à nos frères du Cameroun. Le mot en lui même ne fait pas tout ! Il faut l’accent qui va avec. #PopolVoice

 

Mince !

C’est le premier mot qui est sorti de ma bouche après lecture du thème choisi par nos bourreaux lecteurs.

« Utilisation et limites des réseaux sociaux au quotidien »

 Pour rappel, c’est dans le cadre du Blog Contest – le challenge des blogueurs qui écrivent selon vos envies – que le 20 de chaque mois je me plie au fastidieux exercice d’écriture sur un thème imposé. #TBCS3E3

Avec votre congossa là, Vous vous demandez sûrement quel est mon souci avec ce thème qui est  pourtant d’actualité. Le problème c’est que je me sens visée, espionnée, regardée, pointée du doigt. Moi, Samantha Tracy, 26 ans et accro aux réseaux sociaux.

Mais puisque « dura lex, sed lex »  (rappel de mes cours de latin : dure est la loi mais c’est la loi), je suis bien obligée de me lancer dans le traitement très personnel de ce sujet.

To be or not to be . . .

Père Noël aka Petit Papa Noël
Aujourd’hui encore, je n’arrive pas à comprendre pourquoi Facebook n’a pas rejoint la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco ou, au moins, le groupe des Sept merveilles du monde.

Je ne comprends pas pourquoi on n’a pas créé un prix Nobel du tweet ou même un Oscar de la meilleure vidéo sur Youtube.

Je ne comprends pas non plus qu’il n’y ait pas de pot de bienvenue sur Viadéo ou sur Linked In  ou encore pourquoi il n’y a pas de ventes aux enchères pour les plus belles photos sur Instagram.

Bref, je n’arrive pas à croire que l’on ne soit pas tous accro aux réseaux sociaux.

S’il est vrai qu’une étude montre que 85% des personnes qui se connectent ouvrent prioritairement une page d’un réseau social, cela ne veut pas dire que nous passons tous plus d’une heure sur notre profil personnel.

 

De l’utilisation des réseaux sociaux . . .

Lorsque je me connecte sur Facebook (réseau sur lequel je suis la plus active), c’est comme si j’organisais une immense soirée chez moi. A la différence que je ne suis pas obligée de souffrir pour avoir porté ma dernière paire d’escarpin toute la soirée et que je n’ai pas besoin de tirer sur ma mini-robe pour l’ajuster sans arrêt. #JaiGrossi

Mon mur m’apparaît comme un grand salon où je peux rencontrer les amis que j’ai volontairement invités à la fête, ceux que j’ai invité par pure courtoisie, ceux qui se sont invités et, bien entendu, ceux qui n’ont pas compris « qu’un invité n’invite pas ». C’est l’occasion pour moi d’avoir un regard sur ce qu’ils semblent penser, sur ce qu’ils semblent aimer, sur ce qu’ils écrivent et sur ce qu’ils semblent vouloir.

Parce-que se connecter à un réseau social c’est déjà savoir – à bien garder en tête – que TOUT n’y est qu’apparence. Ou presque.

Pourtant, grâce aux réseaux sociaux, je peux retrouver la trace d’un vieil ami, d’un parent ou même du type dont j’étais amoureuse à la maternelle.#CopainsDavant

Les réseaux sociaux connectent le monde, en faisant fi des barrières que la société peut nous mettre. Nous avons accès à des interconnexions qui auraient été trop difficiles à établir en temps normal par manque de temps, par manque d’argent ou simplement à cause de la distance géographique. Demandez donc à #Viadeo ou à #LinkedIn

Mieux qu’un média de masse (télévision, radio ou presse écrite), le réseau social qui, au départ, avait pour unique objectif de « connecter des gens » peut devenir, selon l’utilisation, un média social. Un Tweet orienté, avec les bons mots-clé (oui, c’est ce qu’on appelle des hashtags) peut véhiculer une information beaucoup mieux qu’une chaine de télévision sur le câble. C’est là toute la magie de l’interconnexion. #Twitter

Aussi peu croyable que cela aurait pu l’être il y a dix ans, des gens gagnent leur vie en postant des vidéos, en mettant en avant leur talent et en créant un buzz autour de ce qu’ils savent faire le mieux. Ce n’est certainement pas l’idole de la jeunesse aka Justin Bieber – remarqué par le trop célèbre Usher – qui dira le contraire. #Youtube

On a aussi vu plus récemment de jeunes comiques (également acteurs à leurs temps perdu) qui sont suivis chaque jour par des millions de personnes à travers le monde, dont des producteurs ou des organisateurs de spectacle. On a tous vu l’ascension de Salomé Jetaime, Wil Aime ou Jaymax dans le milieu du business français. #Vine

A l’heure actuelle, dans le monde du design, de la mode et de l’art sous toutes ses formes, les curriculum vitae se font interactifs et originaux. Allez donc jeter un coup d’œil sur #Snapchat

Je suis donc de cette génération qui pense que l’on a beaucoup à tirer des réseaux sociaux qui apportent de nombreuses nouveautés au monde actuel.

 

Malheureusement . . .

Des limites…Trop de limites! 

 

« Si on te donne un couteau, tu es seul à décider ce que tu peux en faire. Couper un oignon ou tuer une personne. Dans les deux cas, le couteau sera utile ».

 

Tout cela pour dire que les réseaux sociaux – si on oublie toutes les théories du complot et nos amis qui ont trop suivi la télévision – sont un outil à double tranchant.

Si, au départ, ils devaient servir à réunir les gens, à lancer des initiatives et à en parler, ou encore à transmettre une information… Le commun des mortels en a fait qu’à sa tête. #CommeDhabitude. Des statuts Facebook aux allures de règlement de compte, aux tweets qui colportent des rumeurs, en passant par les comptes Instagram, Snapchat, Vine et autres qui virent à des scènes de pornographie… On ne sait plus où se mettre.

Autre chose, les réseaux sociaux – il faut le dire – ont le don de couper les humains les uns des autres.

 

Père Noël aka Petit Papa Noël

 

Il y’a quelque temps, un ami m’a demandé : « Comment vas-tu Samantha ? ». Je n’ai même pas eu le temps de répondre qu’il continuait déjà : « Ca va j’imagine. De toute façon, j’ai vu que tu avais publié sur Facebook ». C’est vrai… Ce matin là, j’avais publié une vidéo drôle sur ma page Facebook avec un smiley ;-) . Je l’avais publié depuis mon lit d’hôpital où j’avais passé la nuit, suite à une crise d’ulcère. Mais comme j’avais publié sur Facebook, ça sous-entendait que j’allais bien.

Et nous sommes nombreux à penser ainsi.

« Tant qu’elle écrit sur Facebook ou qu’elle tweete, ça va ».

Erreur ! Nous sommes dans une société où, même lorsqu’il y a un combat dans la rue, les gens pensent d’abord à dégainer leur mobile afin de filmer la scène pour la snapchatter, la mettre sur Facebook ou la twitter.

Nous vivons dans une société où on voit plus ses amis via les réseaux sociaux qu’en « vrai » et, lorsque nous nous voyons « en vrai », il n’y a plus grand chose à se dire puisque tout a été publié dans un long statut pour parler de nos problèmes, de nos croyances et de nos espoirs.

Que reste t-il à se dire en face à face ?

Nous vivons dans une société ou « paraître » vaut mieux qu’ « être » et les réseaux sociaux nous y aident bien.

Je pourrais parler encore longtemps comme ça mais je vous l’ai dit dès le début de ce billet… Je me sens ciblée, montrée du doigt, indexée par ce thème, ce sujet.

Parce que moi, Samantha Tracy, je suis accro aux réseaux sociaux.

Vous me lisez aujourd’hui mais tout ce que vous savez de moi se résume à ce que je publie sur Facebook, à ce que je tweet sur Twitter, aux vidéos que je « like » sur Youtube, à mon curriculum vitae sur LinkedIn, à mon dernier repas posté sur Instagram et à tout ce que je fais pour le Vine.#DoItForTheVine

Gardez à l’esprit que les réseaux sociaux sont tels un couteau. A vous de voir ce que vous voulez en faire.

 

« Quand tu crées ton profil sur un réseau social, tu es seul à décider ce que tu peux en faire. Véhiculer des ragots ou transmettre la bonne information. Dans les deux cas, le hashtag sera utile ».

 

Voilà ! Allez voir  à présent ce que mes co-challengers du TBC pensent de tout ça et rejoignez-nous sur le forum pour donner vos avis.

Benjamin

Christian

Elie

Leyopar

William

D’ici là j’enverrai un texto à Leyopar, elle, au moins, elle est à Dakar. Et à défaut de liker nos posts, de les partager et de s’écrire sur Whatsapp… on sortira prendre un verre, on rigolera, on papotera. Promis, juré : on taguera les garçons sur Instagram. #GirlPower #TeamDakar


Samantha Tracy

A propos de Samantha Tracy

"Samantha Tracy, 27 ans et pas seule dans sa tête". Communicatrice/Journaliste et Graphiste de formation, je suis également slameuse et scénariste junior à mes heures perdues. On dit de moi que je suis pétillante et déterminée. J'ai des choses à écrire et il est important que le monde puisse me lire. Nous lire.

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