Entrepreneurs 2.0… Ces vendeurs d’illusions 17


Chers entrepreneurs, comment vous dire ça ?

Mieux, comment le dire le plus simplement possible ?

« Entreprendre n’est pas un métier ».

Avant que vous ne continuiez ce billet ou même que vous commenciez à fulminer devant votre ordinateur sur la phrase – oh combien énervante – que je me permets d’écrire ; revenons quelques mois en arrière.

Il y a quelque mois, j’ai assisté à une présentation dans un Institut Supérieur de la place. Une amie m’avait convaincue d’aller à cette présentation que donnait un jeune et brillant entrepreneur. Du moins, c’est ainsi qu’elle avait présenté la chose. En termes tellement élogieux que je me suis dit qu’on n’apprenait jamais assez.

Résultats des courses ? Du vent ! Rien que ça.

Pour résumer, ce jeune homme – entrepreneur à temps plein depuis 5 ans – parlait d’une idée qu’il avait et n’avait pas encore vu le jour. Pas encore.

A son actif, aucune réalisation, si ce n’est sa page Facebook où il passe des journées à donner des conseils qui devraient pousser des jeunes à « travailler pour eux-mêmes » et (ce sont ses termes) à ne jamais dire à quiconque « Patron ».

Ce jeune homme – brillant vendeur de vent – est à l’image de nombreux jeunes qui se permettent aujourd’hui de vendre l’entrepreneuriat comme la manne, la solution à tous les problèmes du chômage sur le continent.

A coup de longs textes sur les réseaux sociaux, ils se présentent – avec une humilité feinte – comme des « Messies » sortis du système et ayant dépassé la dure période de recherche d’un emploi… parce qu’étant devenus employeurs eux-mêmes.

Gros mensonge.

Entrepreneuriat… KESAKO ?

Déjà, évitez le trop connu « Entreprenariat ». Si le mot est très utilisé, il convient plutôt d’écrire « ENTREPRENEURIAT »

Pour Franck Knight et Peter Druker, l’entrepreneuriat consiste à prendre des risques. Pour ces spécialistes du management, l’entrepreneur est une personne qui est prête à mettre en jeu sa carrière, sa sécurité financière pour mettre en œuvre une idée. Mieux, il est prêt à mettre son temps et son capital dans une entreprise risquée.

Dans une définition plus moderne, l’entrepreneuriat c’est la capacité d’un individu de créer de la richesse ou dans un sens moins lucratif, de faire adopter un comportement.

Entreprendre suppose donc deux choses : prendre des risques ET mettre une idée en œuvre. Nous ne parlons pas forcément de production de richesse mais de mise en œuvre d’une idée. Rien que ça.

Entreprendre

Entrepreneurs 2.0… ces vendeurs d’illusions professionnels.

Je suis – sans être de la génération Z – une jeune femme qui vit plutôt bien dans ce monde digital. Ce monde qui veut que tout se dise et tout se sache.

En 2015, Umberto Eco qualifiait les réseaux sociaux en particulier « d’invasion d’imbéciles ».

Ils ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel.

Les réseaux sociaux ont effectivement donné la parole à tout le monde et à n’importe qui. S’il est vrai que certains VRAIS entrepreneurs donnent de précieux conseils, il y a également ces entrepreneurs auto-proclamés « coach » qui pensent donner des leçons sur une expérience quasi-inexistante. Et Dieu sait que j’ai mis « quasi » pour rester polie.

A coup de « Moi, je… » , ils décrivent l’entrepreneuriat comme la voie à suivre pour chaque jeune qui veut marquer ce monde et encouragent les étudiants à entrevoir l’entrepreneuriat comme la porte du succès. Citant leurs échecs comme des exemples à suivre et la phrase clés restée la même depuis des années : « Le plus important ce n’est pas combien de fois tu tombes mais combien de fois tu te relèves ».

Ils sont effectivement de plus en plus nombreux à s’autoproclamer « Entrepreneurs ». Les plus inspirés vous donneront même une carte de visite avec ce mot comme seule indication et parleront longuement d’un projet qui n’en est toujours qu’à l’étape d’idée. Vendant le rêve d’une vie où ils changent le continent. Euhh…

En attendant, le seul risque que prennent ces entrepreneurs, c’est de rester derrière leurs ordinateurs à écrire plagier des textes pour motiver embobiner une jeunesse déjà trop perdue et sans repères. Dépendants – pour un grand nombre – des finances de papa et maman, ils ont google comme meilleur ami.

Entreprendre

Ce qu’il fallait dire…

Il est vrai que le titre de cet article pourra prêter à confusion. Précisons donc les choses. Je respecte PROFONDÉMENT les entrepreneurs, les vrais. Ceux qui ont choisi de prendre le risque de réaliser leurs rêves et qui se battent pour que les choses se fassent.

Un exemple qui m’a toujours épaté reste celui de Mariama Touré. Communicatrice de talent qui décide de lancer le 1er Centre de danses urbaines au Sénégal.

Je me souviens de ma réaction lorsque j’en ai entendu parler : What the fuck ! Oh My God!

Mon esprit parfois trop carré se demandait comment il était possible de tout lâcher pour mettre en place une école de danse, en sachant que ce n’est pas dans les habitudes africaines de payer pour apprendre à danser.

Trois ans plus tard, c’est avec le sourire et beaucoup de fierté que je vois sa réalisation mais encore plus, je suis touchée lorsqu’elle n’hésite pas à dire que c’est avec beaucoup de travail et de sacrifice qu’elle en est arrivée là.

Croyez-moi, si vous la rencontrez après une des longues journées comme elle en a le secret, elle vous dira ce qu’il fallait dire… ce n’est pas facile.

Parce que oui, c’est ce que trop d’entrepreneurs – coachs – vendeurs d’illusions professionnels oublient de dire. Entreprendre, c’est difficile. Ce n’est pas un tour de passe-passe, votre compte en banque ne se retrouve plein à craquer du jour au lendemain.

Avant de quitter votre emploi…

Oui, vous en avez marre de dire « Oui, Patron » mais si vous voulez quitter votre emploi pour entreprendre, ne le faîtes surtout pas sur un coup de tête.

D’ailleurs, vous pouvez entreprendre en étant tout de même salarié quelque part ailleurs. Vous devrez travailler plus dur mais vous aurez de quoi tenir, en attendant d’être autonome.

L’histoire de Steeve jobs est tellement inspirante mais il y a un pas entre lire et faire. Un énorme pas.

Avant de voir l’entrepreneuriat comme l’ultime solution…

Je ne vous dit pas le nombre de jeunes fanatiques que je rencontre et qui osent me dire qu’ils ne chercheront pas un boulot mais seront illico presto leurs propres patrons… C’est la chanson à la mode.

 

Mais Samantha, il n’y a pas d’emploi. Et puis pourquoi travailler pour les rêves d’un autre quand on peut avoir le sien ?

Ma réponse est simple.

Pour apprendre.

Au delà du « Oui, Patron » que personne ne veut dire, il y a l’expérience qui s’acquiert avec le temps. Des choses qui ne s’apprennent pas toujours sur les bancs de l’école.

Les associations d’entraide et de soutien aux jeunes entrepreneurs ne font malheureusement pas grand chose, si ce n’est d’organiser des réunions pour prouver à leurs partenaires qu’ils travaillent.

Avant de tout perdre…

En me lisant, vous penserez peut-être que je suis contre l’entrepreneuriat. Que nenni ! Je pense sincèrement que c’est une des solutions pour faire avancer le continent. Mais que ce n’est pas la seule et unique solution.

Si vous souhaitez entreprendre, allez-y ! Mais gardez la tête sur les épaules et sachez que même si les prétendus gourou-entrepreneurs ne le disent pas : TOUT LE MONDE NE PEUT PAS ENTREPRENDRE.

Rien à voir avec le dessin animé « Ratatouille » où tout le monde peut cuisiner. Nous sommes dans la vraie vie et c’est un fait, nous ne sommes pas tous fait pour entreprendre.

Alors essayez, donnez le meilleur de vous, vivez votre rêve… mais sachez quand arrêter. Et tentez autre chose.

Soyez patients, soyez réalistes aussi car dans cette aventure que vous aurez choisi d’entreprendre, vous serez SEUL.

Oui, ceux qui vous encouragent ne seront certainement pas là lorsqu’il faudra boucler des fins de mois difficiles alors prenez-en note : vous ne pourrez compter que sur vous même.

Et ça, on ne vous l’a pas assez dit.

 

 


Samantha Tracy

A propos Samantha Tracy

"Samantha Tracy, 26 ans et pas seule dans sa tête". Communicatrice/Journaliste et Graphiste de formation, je suis également slameuse et scénariste junior à mes heures perdues. On dit de moi que je suis pétillante et déterminée. J'ai des choses à écrire et il est important que le monde puisse me lire. Nous lire.


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17 commentaires sur “Entrepreneurs 2.0… Ces vendeurs d’illusions

  • Naguertiga Sandrine

    Ma chère Slameuse préférée, je lis avec fort intérêt ton article. Tout d’abord BRAVO pour avoir osé dire tout haut..ce que beaucoup feraientt tout bas.
    On peut ressentir, si je puis dire, un certain « agacement » vis à vis de ceux que tu appelles les « vendeurs d’illusions ».
    Oui c’est vrai: l’entrepreneuriat est un terme à la mode, et victime de son succès, au point qu’en effet de nos jours, il est employé par tous et à toutes les sauces….Que veux-tu quand quelque chose marche, ça attire beaucoup… 🙂
    Mais appellons « un chat » « un chat ». Il faut aussi savoir qu’un entrepreneur est quelqu’un qui va tout simplement passer de l’idée à l’action…il va porter un projet et à un moment donné, il va oser selancer et même s’il ne réussit pas , il ne s’avouera pas vaincu puis trouvera d’autres moyens pour rebondir.
    On a plusieurs sortes d’entrepreneurs….chacun agit en fonction de ce qui l’anime….D’ailleurs, dans un de mes articles je distinguais les « MédiasPreneurs des véritables entrepreneurs).
    Il y a ceux qui entreprennent par passion (volonté de se réaliser et de faire ce qu’on aime) et nombreux sont ceux qui entreprennent car ils n’ont pas le choix (c’est le cas de milliers de personnes en Afrique.Exemple des femmes, mères…qui entreprennent pour subvenir aux besoins de leurs cellules familiales).
    D’ailleurs, en parlant de l’Afrique quand on voit que les jeunes sont frappés de plein fouet par le chômage et que dans certains pays, il n’y a pas assez d’emplois pour eux….il s’avère que l’entrepreneuriat soit, pour l’instant, une des solutions adaptées (je dis bien UNE des solutions, pas LA solution).

    Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait que tout le monde ne puisse pas devenir entrepreneur: il faut de tout pour faire un monde. La preuve nous devons aussi avoir des salariés et des patrons. Mais il a été démontré aussi que l’entrepreneuriat (ou le fait de vouloir créer une activité) était aussi un excellent moyen pour se reconstruire et porter un projet professionnel (pouvant déboucher sur une formation ou en emploi…), et là je sais bien de quoi je parle 🙂

    Dans tous les cas, j’aime beaucoup ton article (car il apporte de la lumière sur certains aspects), même si sur certains points je ne suis pas tout à fait d’accord et sur d’autres, je partage pleinement ton point de vue.
    Il est essentiel de pouvoir tirer la sonnette d’alarme et de montrer aussi que tout n’est pas rose dans l’entrepreneuriat. Mais certains entrepreneurs, comme tu le dis si bien, réussissent à démontrer le contraire, et à motiver d’autres à se lancer…
    Alors continuons de nous inspirer de ceux qui le font vraiment par passion et qui encouragent les autres à le faire réellement par passion….et laissons les « médiapreneurs ».
    Bien à toi,

  • ianjatiana

    Très bon article! j’adhère à 100% et je dirai même plus, prendre les exemples des « entrepreneurs » qui ont réussi sans tenir compte des milliers d’heures de travail, de sacrifice qu’ils ont fait c’est se faire des illusions…et la phase d’apprentissage aussi est très importante! bref! j’adore ton article, je voulais en parler mais bon, j’ai eu peur de passer pour une rabat-joie ou une vieille pas à jour! 😉 :p (ce que tu n’es pas hein!!)

  • Aminata Thior

    J’ai aimé le billet. Le ton est direct, simple et drôle (comme d’habitude)!

    Mon cœur a fait boum-boum sur l’exemple de Mariama. Elle a réussi un défi énorme : celui de créer une entreprise dans un domaine non pris au sérieux au Sénégal. Cela marche car elle y va avec de la passion et du travail. Mieux, tu ne l’entends nul part (loin de certains entrepreneurs prêts à donner des conseils à 2 balles)! Bref Les tonneaux pleins ne font pas de bruit et elle en fait partie.

    Je retiendrai juste ceux qui doivent parler en matière entrepreneuriat, parlent peu… Et qu’il faudrait d’ailleurs qu’ils sortent de leur réserve. Il y a urgence quelque part!
    Aminata

  • Yves ATM

    Salut salut ,
    Faut leur dire hein !! évoluant dans ce domaine depuis un bon moment je ne peux te dire que merci pour ce billet Samantha Tracy.
    Je trouve les mots ( Patron, Messies, invasion, risque, galère, emploi etc …) sont tout à fait bien placés,
    Je m’en vais simplement laisser un petit message à nos jeunes frères et sœurs qui sortent des centres de formation académique et non centre de formation professionnel ( je pèse bien mes mots).
    Sachons une chose  » ne devient pas entrepreneur qui veut, ne devient pas entrepreneur qui peut, ne devient pas entrepreneur pour être ton propre patron, ne devient pas entrepreneur car c’est la mode (tu suis les autres comme mouton) lol, ne devient pas entrepreneur car tu ne trouves pas de job »,
    Avant toute chose réfléchis bien à ces questions:
    -que sais -tu faire avec ou sans tes formations ?,
    -de quoi es tu capable tout seul sans les soutiens des parents ?,
    -quels sont tes talents innés ou acquis ?,
    -quels sont tes domaines excellence ou de compétence?
    -en quoi as tu beaucoup d’expérience justifiée ?
    Je pose çà là car trop parlé c’est maladie, nous avons tous été bercé par cette illusion entrepreneuriale au travers des évents de propagande dont j’ai moi même été initiateur et organisateur de certains. Pour être franc bon nombre d’entre nous s’en sont mordues doigts ou n’y ont pas trouver leurs comptes, ou ils en sont et le pourquoi çà n’a pas fonctionné je vous le dirait une autre fois si on m’autorise a sortir des vérité caché sur ce blog, mais pour l’instant ici c’est la vie et ce n’est pas du tout du lait facile à boire, donc mon frère ma sœur après ton papier « diplôme là », va cherche de l’expérience et des compétences d’abord ! ensuite après je te dirai les galères qui t’attendent sur ce sentier de l’entrepreneur que l’on semble vous vendre si facile si simple et de toute beauté pour que tout seul tu pèses le pour et le contre avant de te jeter à l’eau si tel reste ta volonté.
    à bon lecteur salam.

  • Mawulolo
    mawulolo

    Bien écrit…
    Certains fatiguent à tout bout de champ pour dire qu’ils vont faire de toi un millionnaire alors qu’eux mêmes cherchent les « mille ».
    Il faut bien y regarder avant de se laisser emballer par ces histoires de coach car il y a beaucoup de vendeurs d’illusions.
    Des discours forgés sur des « versets bibliques », des définitions de management et des anecdotes et voilà on berne 😀
    Y a un qui m’a poursuivi des mois et des mois mais j’ai toujours été gentil et un jour j’ai fini par lui que juste par son niveau d’expression je peux lui dire que moi il ne peut me convaincre et que je suis sûr de ne rien rater…
    Les quelques succes stories qui existent dans le domaine font du bien mais s’il y a entrepreneurs, c’est qu’il y a aussi entreprises et donc forcément employés.
    Si tout le monde devenait entrepreneurs, que serait le monde?

  • Sam-kessy

    …. Que dire?
    Cet article et rempli de remarques assez constructives…. Mais manque cruellement de rêverie, ou plutôt est trop porté sur le côté réaliste.

     » ils décrivent l’entrepreneuriat comme la voie à suivre pour chaque jeune qui veut marquer ce monde et encouragent les étudiants à entrevoir l’entrepreneuriat comme la porte du succès. Citant leurs échecs comme des exemples à suivre  »
    A ce propos, je tiens à dire que la plus part des rêveurs professionnels (dont moi même) que je connais et que je fréquente, ne sont pas inspiré par un « Guru » , mais son généralement porté par leurs rêves, leurs ambitions, leurs projets.
    ça n’est pas en écoutant un « Guru » parler que l’on se sent pousser des ailes et qu’on ce décide à entreprendre, entreprendre, c’est d’abord avoir une idée. Et les beaux discours n’en fournissent guerre.

     » Ils sont effectivement de plus en plus nombreux à s’autoproclamer « Entrepreneurs » »

    Pour ma part je préfère me considérer comme un Rêveur professionnel. Et tu le dis, comme si c’était une mauvaise. Dans des pays comme les nôtres, ça n’est pas chose facile de trouver un emploi décent, alors si le fait qu’il y’ait des « entrepreneurs » peut réduire le nombre de chômeurs à temps plein et les effectifs pléthoriques dans certaines universités… C’est bon pour tout le monde.

    L’offre en matière d’emploi, est assez frugale, trouver des idées en Afrique pour entreprendre , est même j’ose le dire : CHOSE FACILE.

    Des services dont les Africains ont grandement besoin, c’est pas ça qui manque, que ce soit des services physiques ou numérique.
    Les domaines à exploiter son légion, ce serai du gâchis de se contenter d’un emploi d’assistant juridique, de gérant de cyber-café alors qu’on a tellement de talent et qu’on aurait pu faire beaucoup plus.

    Mais tu as raison , soyons un peu réaliste: Tout n’est pas possible à celui qui croit, tout est possible à celui croit, ose, et travail dur pour arriver à ses fins.

    Réaction d’un rêveur professionnel !!!

  • Serge

    Au départ, l’entrepreneur représente le « type idéal » du nouveau capitaliste (voir Sombart).
    https://ccrh.revues.org/2983
    Mais quelques deux siècles plus tard, il est surtout devenu une chimère, un prétexte pour cacher l’incapacité des Etats à offrir un emploi au citoyen lambda. L’entrepreneuriat est surtout l’arbre qui cache la forêt du « discours fallacieux du néo-libéralisme ». (Voir Luc Boltanski e Ève Chiapello).

  • benedicta
    benedicta

    Billet pertinent !! Et avant de se jeter à l’eau (de l’entrepreneuriat), prière de mettre un bon maillot, une bonne paire de palmes et une bouée de sauvetage, qui serait toujours utile en cas de pépin !! A la prochaine, Sam !!

  • Ousmane
    Ousmane

    Entreprendre c’est investir un morceau de sa vie 😉 …Alors oui il faut entreprendre et oui il faut aussi connaitre par cœur les opportunités et les menaces pour soi-même. Il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées, Il faut aussi avoir une vision d’ensemble sur l’évolution sociale, économique et fiscale de l’Afrique. Nous sommes des économies de base avec une fiscalité de pays développés. Le taux de mortalité des entreprises chez nous (au Niger) est de l’ordre 80% au bout d’une année d’exercice…Je travail dans une institution chargée de créer les actes de naissance des entreprises, et depuis toujours c’est la galère…Bref, un bel article et on en redemande!